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sauvegarde-eglise-breteuil27160.over-blog.com

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Sauvons la Collégiale Saint-Sulpice de Breteuil sur Iton

Fouilles archéologiques à Breteuil

Fouilles à Breteuil
Fouilles à Breteuil

Fouilles à Breteuil

https://adlfi.revues.org/16515
Photos Le Réveil Normand

Photos Le Réveil Normand

Sources Paris Normandie

Le rapport des archéologues est tombé. Les vestiges de la tannerie, datant vraisemblablement du XIII ou XIVe siècle, ne seront pas sauvegardés. Une décision qui permet à la Siloge (Société immobilière du logement de l’Eure) d’envisager, très prochainement, la construction de 14 logements dans le parc Pillard à Breteuil-sur-Iton.

Comme le veut la loi, préalablement à la construction, le site a été fouillé par les archéologues. Au printemps, ils ont repéré des vestiges qui donnent un aperçu de l’histoire de Breteuil-sur-Iton et apportent quelques indices précis, en particulier sur la fonction qu’avait, à l’époque, cette parcelle de terrain.

Une découverte peu courante dans la région

Cette découverte soulève des questions concernant les activités artisanales médiévales et le tracé supposé des remparts. « Au Moyen Âge, ce terrain en pente douce était occupé par un quartier artisanal, peut-être dans la ville mais hors des murs d’enceinte et avec un accès direct à la voie navigable. Un four domestique et deux tessons carolingiens témoignent d’une très légère occupation juste antérieure à l’édification des remparts à partir du XIe siècle », précise le rapport.

Un ensemble de bassins maçonnés, vraisemblablement d’une tannerie datable des XIIIe et XIVe siècles, constitue une découverte peu courante dans la région. Il nous manque des informations précises sur les abords du grand fossé médiéval qui, dans le cadre du diagnostic, apparaît en partie détruit et définitivement comblé bien avant la mise en place des tranchées et dépotoirs du XIXe siècle. L’absence du rempart médiéval dans l’emprise laisse supposer un accès « en coin » dans la ville médiévale et un tracé décalé de l’enceinte, soit sur la rue du Docteur-Brière, soit bien plus bas au niveau du cours d’eau.

L’hypothèse de l’absence complète d’une enceinte orientale, englobant en particulier l’église, paraît improbable. Du XVIe au XIXe siècle, au moins une maison et son jardin, privé et clos, occupaient l’espace après la destruction des remparts.

Construction de 14 logements

Ils ne semblent pas accompagnés de gros dépotoirs ou d’activités impactant fortement ce secteur. Quelques remaniements ont probablement été opérés dans le courant du XIXe siècle avec la destruction des bâtiments sur la rue et la mise en place de grands dépotoirs de briqueterie dans des tranchées a priori anarchiquement creusées. « Durant le XXe siècle ne semblent subsister que la vieille demeure, son jardin d’agrément dominant le ruisseau et de belles grilles en fer forgés », indique dans le rendu de son rapport, Nicolas Roudié, de l’institut nationale recherches archéologiques préventives.

L’enseignement tiré de cette découverte archéologique est aujourd’hui répertorié. Les vestiges peuvent donc se « rendormir » et le terrain accueillir la construction des 14 logements.

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